Pollution bassin d’Aubenas : vers la fin des brûlages des pépiniéres viticoles?

Les brûlages réalisés par des pépiniéristes viticoles en Bassin d’Aubenas (ici à Saint-Sernin), ont fait l’objet d’une vidéo que j’ai posté sur Facebook la semaine dernière. Ces brûlages entrainent une pollution de l’air importante. La vidéo a été largement vue ( 10 000 vues en 3 jours, partagée et commentée).

Elle était associée à une pétition pour que cesses ces brulages. Signer ici : https://goo.gl/forms/vGEEklqSpXXKHDTf2.

Suite à cette vidéo, un pépiniériste à promis de faire changer les choses au plus vite, il travaille sur la question depuis 2012, mais s’est engagé a trouver une solution rapidement!

Voici quelques informations qui précisent la situation

Suite à cette vidéo, vous avez manifesté votre inquiétude vis à vis des rejets de fumées sur le bassin d’Aubenas sud et vous avez signé la pétition. Je vous en remercie. La mobilisation est importante et les échanges par emails ou par commentaires facebook ont été intéressants.

Je vous fait un petit retour sur la situation

J’ai pu échanger avec 2 personnes de la pépinière concernée. Discussion franche et sincère mais aussi constructive. La famille est consciente de la pollution engendrée* et a réellement étudié depuis 2012 des solutions et fait des essais de machines divers pour arrêter le brûlage, … sans succès. Le chef de l’entreprise  »pépiniériste » s’est investi comme président du syndicat des pépiniéristes  »de la vigne » 07 / 26 (23 adhérents sur 15 communes). Ils ont tous le même problème : que faire des déchets que sont les lianes, une fois que le greffon ou le porte greffe est récupéré. Parmi les solutions déjà envisagées et testées, une est la plus avancée mais n’a pas pu aboutir. Les adhérents du syndicat et la société spécialisée de Lavilledieu, étaient prêts à passer un contrat pour que cette dernière puisse venir dans les pépinières avec un gros broyeur industriel à végétaux afin de broyer sur place (diminution des volumes) puis déplacer par camion jusqu’à une zone de séchage et stockage dédiée sur une zone de carrière. Cette solution a avortée bien que l’entreprise ait déjà acheté des séchoirs ; elle n’a pas eu d’autorisation de construire le bâtiment pour sécher … 2 refus de la DDT.
Je compte connaître les raisons des refus en questionnant l’entreprise et aussi les services de l’Etat. Le Préfet de l’Ardèche est garant de la santé publique et je compte éventuellement le mettre face à ses responsabilités. Si cette solution ne peut aboutir, il faudra trouver une autre solution …

Je vous remercie et vous tiendrai informé de la suite …

*la qualité de l’air pourrait être qualifié et quantifié avec la pose de capteurs multi-polluants, automatiques (il y en a 2 en vallée du Rhône et 1 à Aubenas depuis 2010) mais onéreux, ou de plus simples manuels ou bien par prélèvements. La corrélation avec les conditions météo et les rejets de fumées est évidente.
Pour faire une première évaluation explicite, on peut se baser sur le chiffre donné par la Préfecture : « Brûler à l’air libre 50 kg de végétaux verts dégage autant de particules nocives que 3 mois de chauffage d’un pavillon avec une chaudière au fioul, ou près de 6 000 km parcourus par une voiture diesel récente. »
Avec approximation de 200T par pépinière, ça représente 24 millions de km ou bien l’équivalent des rejets de 1.200.000 voitures diesel sur le trajet Aubenas / Vogüé sur la période. Exprimé en chaudière fioul : 4000 !

 

 

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Lolo dit :

    Merci Guillaume d’avoir soulevé ce problème et d’avoir trouvé des solutions car c’est vrai que depuis votre vidéo, il n’y a plus de feu!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *